Déclaration de SUD éducation lors de la FPMA du 16 juin 2016

jeudi 16 juin 2016
par  SUD Education 63

Cette FPMA s’ouvre dans un contexte professionnel difficile, où nombre de nos collègues sont préoccupés par la rentrée à venir dans le cadre de la Réforme du collège, où nombre d’entre eux subissent des pressions hiérarchiques mais aussi sociétales.

Le souffrance au travail augmente, elle n’est pas assez prise en compte ni entendue par l’administration. Les services médicaux et sociaux du Rectorat ne peuvent actuellement répondre convenablement aux demandes des collègues, par manque de moyens. Pourtant les risques psycho-sociaux dans l’Éducation Nationale sont une réalité. Le suivi des carrières des enseignants ne tient pas suffisamment compte de leurs conditions d’affectation ou d’exercice.

Dans le cadre du mouvement intra-académique 2016, SUD éducation reste attaché aux règles de transparence pour tous, dans le respect des barèmes, bien sûr.
Chaque enseignant devrait pouvoir être en mesure de mener à bien sa mission d’éducation dans de bonnes conditions, mais l’éclatement des postes, la multiplication des missions, sans temps de concertation, ainsi que des choix d’organisation de services dans les établissements, ne le permettent pas toujours.

Dans ce contexte, pour améliorer à la fois les conditions d’étude des élèves et de travail des collègues, SUD éducation revendique :

la baisse des effectifs par classe à tous les niveaux
une politique d’éducation prioritaire créatrice de postes, généralisant les décharges de services
la création de postes statutaires à hauteur des besoins, l’arrêt du recrutement des précaires
une baisse significative du temps de travail, outil de création de postes et de fluidité du mouvement
une médecine préventive du travail pour tous les personnels de l’Éducation Nationale.

Enfin, comme la majorité de la population, nous continuons à dénoncer la loi EL Khomri, dite « loi travail », qui augure d’une société dont ni SUD éducation ni l’Union Syndicale Solidaire ne veulent. Nous dénonçons également les menaces qui pèsent sur les libertés d’expression et plus généralement les restrictions des libertés fondamentales liées à « l’État d’urgence »

En ce qui concerne plus précisément le mouvement intra de l’académie de Clermont, nous déplorons le blocage de postes, qui en pratique revient à la confiscation des postes. Ainsi, le mouvement dans certaines disciplines est-il complètement bloqué (en documentation par exemple). Par ailleurs, en ce qui concerne les lettres classiques, nous regrettons la transformation trop systématique des postes en Lettres Modernes, notamment en lycée. Ainsi, le mouvement se trouve très limité et la perspective d’enseigner un jour en lycée, voire en classe post-bac se réduit de plus en plus pour les enseignants de cette discipline.


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