Des menottes numériques à la vidéo-surveillance

samedi 27 octobre 2012
par  SUD Education 63

En matière de logiciels privateurs de libertés, Apple a largement dépassé le maître Microsoft. On le sait, contrairement au logiciel libre qui est contrôlé par ses utilisateurs, le logiciel privateur contrôle ses utilisateurs. Il les maintient impuissant et divisé.

Le système d’exploitation d’Apple contient des fonctionnalités malveillantes, des portes dérobés, mais les « i-truc » sont encore bien pires car ils contiennes des fonctionnalités de surveillance. Deux ont été découverts sur un an. Ces menotte numériques sont plus serrés que jamais. Apple a pris le pouvoir sur l’installation même des applications. Le génie de Steve Jobs a été de fabriquer des ordinateurs comme des prisons numériques pour les utilisateurs et convaincre des millions d’utilisateurs à vouloir vivre dans ses prisons. Les utilisateurs d’Apple l’ont reconnu puisqu’ils parlent de « Jail Break » (littéralement casser la prison) quand ils souhaitent contourner cette limitation d’Apple. Apple fait la censure des applications. C’est une censure presque arbitraire.

Selon l’entretien publié par Métro, Apple en plus de surveiller ses utilisateurs a maintenant décidé de surveiller ses salariés via un système de vidéo-surveillance « Une caméra visait l’entrée d’une salle utilisée lors des réunions du comité d’entreprise, tandis qu’une autre se trouvait sur le lieu où l’on pointait. La direction faisait valoir qu’il y avait des ordinateurs à surveiller. En réalité des iMac difficiles à voler étant donné leur taille ».

Ainsi en plus de s’attaquer aux libertés numériques, Apple s’attaque désormais au droit du travail.

A l’heure où « l’École doit aujourd’hui pleinement entrer dans l’ère du numérique » (voir rapport Peillon sur la refondation de l’école), notamment en matière d’« équipement des salles de classe, des élèves et des enseignants », on peut craindre de voir se multiplier des tablettes Apple dans les établissements scolaires. Pour toutes les raisons évoqués ci-dessus, il nous paraît important de lutter contre cette tendance

Les utilisateurs de logiciels privateurs sont divisés car ils sont interdits de redistribuer les programmes privateurs et ils sont impuissants parce qu’ils ne disposent pas de ressources pour pouvoir modifier le programme. Il ne peuvent même pas vérifier ce que ce programme fait vraiment. Bien souvent les programmes privateurs contiennent des fonctionnalités malveillantes : c’est à dire non pas conçu pour servir les utilisateurs mais pour les abuser. Par exemple des fonctionnalités de surveillance, de restreinte de l’utilisateur et de portes dérobés qui acceptent des commandes extérieures (par exemple du développeur) pour faire des choses à l’utilisateur sans lui demander l’autorisation. Ces fonctionnalités malveillantes sont très répandues. Ce n’est pas un des risques rares de la vie numérique. C’est le fonctionnement presque normal d’un logiciel privateur. Presque tous les utilisateurs de logiciels privateurs utilisent des logiciels malveillants.


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