Jeudi 15 mai : grève nationale dans la fonction publique.

Contre le pacte avec le Medef
jeudi 24 avril 2014
par  SUD Education 63

MANIFESTATION à Clermont-Ferrand : départ à 10h de la Place Delille

Le 18 mars, avec SOLIDAIRES, la CGT, la FSU et FO, SUD éducation a dénoncé la politique économique et sociale du gouvernement. Nous continuons à la dénoncer et nous voulons contribuer à construire une véritable opposition syndicale aux orientations alignées sur les exigences du libéralisme européen.

Payer aux banques une soi-disant dette publique, et organiser avec le patronat le démantèlement de la sécurité sociale, conduit nécessairement à réduire les dépenses publiques et bloquer les salaires dans la fonction publique, ce que les patrons répercutent immédiatement dans le secteur privé.

Nous ne voulons pas laisser croire qu’une augmentation des salaires serait possible sans remettre en cause les grands axes de la politique de Hollande et Valls.

Priorité à l’éducation… mon œil !

Si le nouveau premier ministre a confirmé la création de 60 000 postes dans l’éducation nationale sur l’ensemble du quinquennat, il ne peut ignorer que les créations actuelles couvrent à peine l’augmentation du nombre d’élèves. Cette « priorité » se fait au détriment des autres services publics et cela la rend inacceptable. De plus cette prétendue augmentation de moyens se traduit bien souvent en par une augmentation du nombre des heures supplémentaires et pas forcément par une augmentation de personnels sous statut. Pour le second degré, notre académie se voit dotée de 36 ETP (équivalent temps plein) pour 525 élèves supplémentaire, les créations ne sont pas toutes des postes en plus, loin s’en faut ; sachant que le nombre d’heures supplémentaires (HSA) ne cesse d’augmenter. Dans le 1er degré, le Puy-de-Dôme est le mieux loti des départements de l’académie mais la dotation de 30 postes conjuguée à une hausse démographique de plus de 618 élèves, ne suffira pas à améliorer la situation dans les classes tant les besoins sont grands.

Pour ne pas désespérer une partie de son électorat et masquer la réalité du blocage des salaires, le ministère de l’éducation nationale multiplie et diversifie à l’envi un système de primes et d’indemnités qui divise les personnels. SUD éducation dénonce cette gestion indemnitaire qui individualise les salaires.

Les primes ça dégrade, les grades ça déprime : Pour une augmentation générale des salaires : 400 € pour tous.

Un plan d’austérité sans précédent

L’Union syndicale Solidaires a été reçue par Manuel Valls le jeudi 17 avril.
Le résultat des élections municipales - véritable camouflet pour le Parti socialiste au pouvoir - aurait pu conduire le gouvernement à tourner le dos aux politiques libérales et à réorienter sa politique pour répondre enfin aux attentes des salariés, des jeunes, des retraités et des chômeurs/chômeuses. C’est le contraire qui se produit. Le Premier Ministre a confirmé le choix de mettre en œuvre un plan d’austérité sans précédent

Cela va se traduire par un nouveau transfert des revenus des ménages, y compris les plus défavorisés, vers les entreprises, y compris les plus riches.
Les 50 milliards d’économie annoncés seront réalisés à hauteur de 18 milliards sur le budget de l’Etat, 11 milliards sur les Collectivités territoriales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale.

Ce sont les ménages, les salarié-es, les chômeurs/chômeuses et les retraité-es qui vont être mis à contribution :

  • - poursuite du gel des salaires dans la fonction publique (gel effectif depuis 2010 sous Sarkozy)
  • - gel de la revalorisation des prestations sociales pendant 18 mois ;
  • - gel de la revalorisation des retraites pendant 18 mois
  • - remise en cause des augmentations de certains minima sociaux, comme le RSA, qui avait été annoncées lors de la Conférence sur la pauvreté
  • - poursuite des suppressions d’emplois dans la Fonction publique
  • - mise à mal des services publics.

Ces politiques d’austérité contribuent à une logique de récession, qui conduira à de nouveaux déficits publics… et à de nouvelles mesures d’austérité comme c’est le cas dans les pays européens qui ont subi des politiques de ce type.
Le gouvernement répond une fois de plus aux exigences du patronat qui va continuer à exiger toujours plus avec notamment la casse programmée du SMIC.
Solidaires propose à toutes des organisations syndicales de construire ensemble une riposte de grande ampleur contre ce plan d’austérité économiquement dangereux et socialement injuste.


Documents joints

tract Solidaires
tract Solidaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois