L’éducation doit-elle favoriser la croissance économique ?

mardi 4 avril 2017
par  SUD Education 63

Ont tenté de répondre à cette question lors d’un colloque organisé par France Stratégie (c’est un "groupe de réflexion" qui émane du cabinet du premier ministre) :

  • Xavier Broseta, directeur des ressources humaines du Groupe Bolloré ;
  • Daniel Filatre, recteur de l’Académie de Versailles
  • Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France
  • Michel Houdebine, chef économiste de la direction générale du Trésor
  • Florence Robine, directrice générale DGESCO
  • Fabienne Rosenwald, directrice de la DEPP
  • Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint de France Stratégie
  • Najat Vallaud-Belkacem,
  • Michel Sapin

Voir ici.

Sur ce site officiel, au moins c’est clair, on peut voir qui est invité pour réfléchir à l’avenir de l’Ecole et anticiper ses finalités, loin des bonnes paroles relayées dans les grands médias. Et c’est clairement la vision néolibérale et utilitariste de l’Ecole qui prédomine, l’objectif affiché étant que les élèves servent l’économie.

Voir icila version 2016 (car non, ils n’en sont pas à leur coup d’essai).
Nous ne résistons pas à l’envie de vous transmettre un magnifique graphique présenté au colloque.

Mais ne nous arrêtons pas là…

Quelle autonomie pour les établissements scolaires ? La réponse ici.
Morceaux choisis :
La troisième [approche] promeut une nouvelle offre d’établissements privés ou proches du fonctionnement du privé couplée à la mise en place d’outils pour lutter contre le risque de sélection des élèves.

Quelle réforme prioritaire engager en matière de politique éducative ? Les difficultés à décliner les orientations nationales au niveau local […] plaident pour engager le système éducatif français dans la voie de l’autonomie […].

Mais que l’on choisisse comme finalité prioritaire la préparation des enfants au monde professionnel, l’épanouissement de leur personnalité ou la transmission d’une culture commune, il apparaît nécessaire d’octroyer une autonomie accrue aux établissements scolaires.

Et le meilleur pour la fin : Quelle finalité pour l’école ? Voir ici.
Quelques morceaux choisis du texte :
[L’école] se doit avant tout d’être garante de l’égalité des chances en offrant à tous les élèves le même enseignement. C’est la logique méritocratique à la base de notre contrat social. Assurer une compétition scolaire (formellement) équitable légitime une distribution des places dans la société, déterminée ensuite, plus qu’ailleurs en France, par le diplôme.

Mais il lui est aussi demandé de faire de tous les élèves des citoyens éclairés et des adultes employables, d’assurer la mixité sociale, de sensibiliser à l’écologie…

Une école tournée vers la préparation au monde professionnel impliquerait notamment une coopération active des entreprises, un décloisonnement des mondes de la formation initiale et continue, une territorialisation de l’école, la définition d’un cursus modulaire structuré autour de savoirs socioprofessionnels, le recrutement d’experts-formateurs et d’enseignants rompus à la pédagogie partenariale, une spécialisation progressive (plutôt qu’une « orientation ») et un système d’évaluation par crédits permettant de valider des seuils d’acquisition de compétences (plutôt que des « diplômes couperets »).

Et si l’École n’imposait plus de programmes mais aidait chaque élève à s’épanouir dans sa singularité et à se construire un projet personnel ? […] Une école où chaque élève aurait son propre parcours, avec des objectifs pédagogiques spécifiques et des enseignements déterminés par son projet de réalisation (et non par une norme à atteindre). Une école où les acquis seraient validés par la réalisation du projet de l’élève, où les établissements seraient autonomes et les enseignants tuteurs.

Bref, une école qui fait rêver…


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