Pour le progrès social jusqu’au retrait de la loi Travail

Manisfestation jeudi 17 mars 10h30 départ devant la faculté de lettres à Clermmont Ferrand
mardi 15 mars 2016
par  SUD Education 63

Le 9 mars, un grand mouvement social est né. Avec plus de 200 rassemblements et manifestations, nous étions des centaines de milliers dans la rue. Après le succès inédit de la pétition, l’engouement pour cette initiative, engagée en dehors des canaux traditionnels de mobilisation, témoigne d’une mise en mouvement de la société, en premier lieu des travailleurs/euses en formation : car le monde de l’argent leur prévoit aujourd’hui un avenir fait de toujours plus de précarité.

Poursuivons la lutte sans attendre ! Il s’agit maintenant de développer un vaste mouvement interprofessionnel, intergénérationnel, durable. L’intersyndicale nationale CGT-FO-FSU-SUD/Solidaires-UNEF-UNL-FIDL prévoit la grève le 31 mars pour le retrait de la loi travail. S’il s’agira d’un moment important de mobilisation, il faut d’ici-là multiplier les initiatives pour aller vers une mobilisation continue et faire de ce 31 mars un véritable ultimatum contre le néolibéralisme de Valls et Hollande, et de celles et ceux qui les soutiennent.
Ainsi, le 17 mars a été choisi comme prochaine date nationale de mobilisation contre la loi Travail par des assemblées générales de lutte et des organisations de jeunesse étudiantes et lycéennes. Un préavis de grève national couvre l’ensemble des personnels de l’éducation et, plus largement, de toute la fonction publique. A Clermont-Ferrand, la manifestation commencera à 10h30 devant la fac Gergovia.
D’autres dates sont à envisager. Dans le contexte actuel, la grève le 22 mars initiée par l’intersyndicale fonction publique doit se transformer en nouvelle occasion de convergence des luttes contre les politiques antisociales. Au regard des revenus des patrons du CAC, nos revendications salariales sont plus que légitimes. Luttons tous ensemble, public et privé, pour une augmentation générale des salaires et des minima sociaux. Le 24 mars, jour de la présentation du projet de loi travail en Conseil des ministres, doit devenir un moment essentiel dans la construction du rapport de force. Des préavis de grève couvrent l’ensemble des salariés de la fonction publique jusqu’au 31 mars.
Pas question de diviser nos luttes et nos revendications. Unissons nos forces, unifions nos luttes. Pour donner au mouvement social la force nécessaire, il faudra l’engagement de chacun-e. Il n’y a pas, pour nous, de grève par procuration possible, ni à la jeunesse, ni au secteur privé. Chacune et chacun de nous peut et doit participer à cette résistance nécessaire. Ensemble, nous pouvons gagner, faire reculer le gouvernement et ouvrir ainsi un avenir immédiat pour nos revendications.
Les attaques contre le code du travail nous concernent toutes et tous. Le statut de la fonction publique n’est qu’une dérogation au code du travail. Comment imaginer qu’on le laisse intact si « la loi El Khomry » venait à passer ? Toute régression pour des salarié-e-s légitimera aux yeux des possédants sa destruction accélérée. De plus, dans nos établissements, écoles, services, nombreux sont nos collègues qui seraient immédiatement touché-es par les dispositions de la loi.
Ne nous laissons pas embobiner par la « com » du gouvernement et ses « aménagements » de la loi Travail qu’ont accepté la CFDT, l’UNSA, la CFTC et la CGC. La loi reste une destruction des droits des travailleurs/euses. Et quand bien même il y aurait, au milieu de mille régressions, une disposition à sauver, il y a bien trop à perdre pour l’accepter.
Le projet de loi prévoit toujours « l’inversion des normes » c’est-à-dire la soumission de beaucoup de droits salariaux aux diktats locaux de l’entreprise, sans l’obligation protectrice de lois générales.
De plus, à quoi sert de faciliter les licenciements ? A faciliter les licenciements, comme on le constate depuis 30 ans ! Les quelques concessions annoncées lundi 14 mars sont les premiers fruits de la lutte engagée le 9 mars. Elles montrent que nous pouvons gagner.
Prenons en main notre lutte ! Multiplions les initiatives, mobilisons les salariés autour de nous. Ne laissons pas s’installer la désinformation. Les ringards passéistes ne sont pas ceux et celles qui défendent le progrès social : les congés payés, l’interdiction du travail des enfants, la durée légale du temps du travail, c’est ringard ? Cela fait plus de trente ans qu’ils prônent les mêmes solutions afin de donner toujours plus aux patrons, en attendant que ceux-ci consentent à créer des emplois. Aujourd’hui cette loi voudrait lever tout ce qu’ils appellent « contraintes » et que nous appelons garanties contre l’arbitraire.

  • Contre le développement continu du travail précaire.
  • Pour le droit à l’emploi et à un salaire pour toutes et tous.
  • Pour un statut garantissant les droits de tous les salariés.
  • Contre la logique de Sarkozy reprise par Macron « travailler plus pour gagner moins ».
  • Pour la réduction du temps de travail à 32H.
  • Pour une augmentation générale des salaires et des minima sociaux.
  • Pour une autre répartition des richesses produites par le travail.
  • Pour le maintien et le développement de services publics, bien commun accessible à toutes et tous et générateurs d’égalité de droits.

A quoi sert de faciliter les licenciements ? A faciliter les licenciements, et non pas à créer des emplois !

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Tract pour le progrès social jusqu’au retrait de la loi travail
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affiche bienvenue au XIX ème siècle

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