CAPD du 16 mars 2018

Déclaration préalable
vendredi 16 mars 2018
par  SUD Education 63

Compte-rendu en pièce jointe

Le gouvernement ne cesse ses attaques contre la fonction publique, ses missions et ses agents : le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG… Aux 120 000 suppressions de postes annoncées dans le programme électoral de Macron s’ajoutent les dernières annonces du 1er ministre : plan de départs volontaires, rémunération au mérite et recours accrus aux contractuels.
Le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation s’inscrit dans cette logique de casse des services publics. Vouloir réduire la Fonction publique, cela signifie concrètement donner moins de moyens à l’école publique. En ce qui concerne le 1er degré, la mise en œuvre des CP et CE1 à 12 en REP+ et des CP à 12 en REP sans budget spécifique, un recours accru aux personnels contractuels, nombre de postes aux concours très insuffisant, des fermetures de classes et des demandes d’ouvertures non satisfaites promettent une rentrée 2018 difficile.
S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, maltraiter les migrant-e-s, gouverner par ordonnances c’est agir contre la société solidaire que nous défendons.
Parce que nous sommes attachées à notre travail, à la réussite de tous nos élèves, et plus
largement aux missions d’intérêt général qui nous sont confiées, nous serons en grève le 22 mars .

La mise en place de la classe exceptionnelle, réservée à seulement 10% des enseignant-e-s, renforce l’idée d’une évolution des carrières liée à un supposé mérite. Il y avait deux grades il y en a maintenant trois. Je ne vais pas redire tout le mal qu’à SUD éducation, on pense de cette logique qui cherche à créer toujours plus de concurrence et de division entre les personnels. Par contre, je vais insister sur un point précis. Ce nouveau grade va renforcer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Plus de 80% des professeur-e-s d’école sont des femmes. Lorsqu’il s’agit de la classe exceptionnelle cette féminisation disparaît. Aujourd’hui, sur 55 promu-e-s, il y a seulement 27 femmes. Les enseignantes seraient -elles moins méritantes, moins investies que leurs homologues masculins ?
Malgré une grille de salaires et des règles d’avancement communes à toutes et tous, concernant les inégalités d’évolution de carrière, de salaire et de hiérarchisation des postes, l’éducation nationale ne fait pas exception. Les enseignantes rencontrent les mêmes difficultés que les autres travailleuses dans une société qui les assignent encore trop souvent à assumer l’essentiel des responsabilités domestiques et familiales. En privilégiant l’exercice de fonctions particulières, le système d’accès à la classe exceptionnelle, porte en lui le renforcement de carrières à deux vitesses au regard du genre.
Pour conclure ce propos, je livre à votre réflexion un extrait de la thèse de Céline Delcroix, professeure des écoles et docteure en sciences de l’éducation, « la fonction publique revendique d’appliquer des règles neutres par rapport au sexe de ses agents. Mais en réalité, comme elle ne prend pas en compte les mécanismes insidieux qui agissent dans la société pour produire de l’inégalité entre les sexes, nous nous demandons si elle ne laisserait pas agir ces mécanismes dans les procédures de recrutement et de promotion des professeurs des écoles comme dans bien d’autres champs professionnels. »


Documents joints

Compte-rendu
affiche classe exceptionnelle

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